« Le Juillet Noir » - désigne la période des émeutes terribles ayant eu lieu du 23 au 28 Juillet 1983 à l’encontre des Tamouls. Pendant ces quelques jours, environ 3 000 personnes ont été tuées et des milliers de personnes se sont retrouvées sans abris lorsque les foules Cinghalaises menèrent des actions sauvages en tuant des Tamouls dans la rue, en mettant le feu à leurs maisons et en pillant leurs boutiques.
La police et les forces armées étaient là à surveiller et à regarder, il était clair que les grandes figures du gouvernement étaient impliquées dans l’agitation des foules et dans l’organisation du massacre.
Juillet 1983 : Les foules Cinghalaises avec le soutien des forces armées tuèrent 3 000 Tamouls en l’espace de trois jours.
“Je ne suis pas inquiet de l’opinion du peuple de Jaffna. (...)Maintenant, nous ne pouvons plus penser à eux, que ce soit à leur vie ou à leur opinion. (...)Vraiment, si je fais mourir de faim les Tamouls, le peuple Cinghalais sera content.” President J. R. Jayawardne
« Clairement, ce n’était pas une montée de haine spontanée parmi le peuple Cinghalais – ni comme cela a été dit par certains résidents, une réponse populaire au meurtre de 13 soldats ... Ce fut une série d’actes délibérés, exécutés selon un plan concerté, conçu et organisé à l’avance. »- Paul Sieghart; Compte Rendu de la Commission International des Juristes, Mars 1984
Le Juillet Noir était une épuration pour plusieurs raisons.
Les réfugiées Tamouls fuirent le sud de l’ile majoritairement Cinghalais. Certains trouvèrent refuge dans les parties Nord et Est – la patrie traditionnel des Tamouls dans l’ile – et d’autres fuirent totalement le pays en vue d’obtenir le statut de réfugié.
La couverture médiatique partout dans le monde concernant les évènements de Juillet Noir 1983 et le témoignage des réfugiés exilés ont permis de faire connaitre l’oppression raciale dont les Tamouls sont victimes au Sri Lanka depuis des décennies à l’échelle internationale.
De la Terreur raciste de 1983 au Génocide légitime international de 2009
En juin 2006, le gouvernement Sri-lankais engage un combat progressif pour saisir les 15 000 km² de territoires administrés par les LTTE. En 2002, le soutien international au processus de paix et les accords de cessez-le-feu reconnurent la légitimé des LTTE à occuper ces zones. Les facilitateurs Norvégiens au nom de la « communauté internationale » proclamèrent qu’il ne serait possible de résoudre ce conflit ethnique ancré seulement grâce à des discussions et des négociations et non pas par des moyens militaires. Mais malheureusement pour les Tamouls, l’ile se situe géographiquement à une place stratégique importante dans l’Océan Indien. De plus, avec le début de la guerre en Irak et la résurgence des grandes rivalités dans la région de l’Océan Indien – les Etats-Unis et plus tard la Chine se sont plus attachées à la poursuite de leur propre intérêts qu’au processus de paix au Sri Lanka. Les grandes puissances effectuèrent des manœuvres afin de gagner la faveur des parties les plus extrêmes des politiques Cinghalaises – la « communauté internationale » a peu à peu adhéré à une solution militaire pour résoudre le problème des Tamouls – mettant ainsi un terme aux discussions de paix. La guerre, qui a eu un coût humain terrible, a été déclarée finie par le gouvernement Sri-lankais le 18 Mai 2009. Et, en Avril 2009, selon des documents internes aux Nations Unies, les raids aériens et l’utilisation d’armes de destruction massive ont entrainé la mort de 116 personnes par jour. Selon le porte-parole des Nations Unies au Sri Lanka, Gordon Weiss, près de 40 000 civils Tamouls ont été tués dans l’offensive finale des forces sri-lankaises.
Mai 2009 : En quelques semaines, l’armée Sri-lankaises tue 40 000 Tamouls. 280 000 Tamouls sont retenus comme prisonnier dans les camps de détentions. Viol, harcèlement et disparition deviennent normales pour l’armée.
« Nos forces armées sont allées à la bataille en portant le fusil dans une main et la Déclaration des Droits de l’Homme dans l’autre (...) avec un cœur remplie de tendresse humaine (...) Nous avons fait attention à ce qu’aucun tir ne soit visé contre des citoyens ordinaires. » President Mahinda Rajapakse
Les 280 000 survivants de ce massacre, qui, durant la période de 2002 à 2006 ont vécu en paix dans leur propre maison et sous l’auto-administration, ont été emprisonnés pendant 6 mois dans des camps de concentrations conduits par leurs tyrans. Dans ces camps les harcèlements, les abus sexuels et les enlèvements sont devenus une routine.
Les membres d’une même famille sont séparés dans différent camps. Selon les agences d’aide, les médias ont reportés que 1400 personnes mouraient par semaine à l’intérieur de ces camps en raison de maladies préventives et de la faim. Dans le même temps le gouvernement Sri-lankais a commencé à couvrir le nord Tamoul avec un réseau de forces militaires permanentes. Dans la course de la politique raciste de l’Etat Sri-lankais, 10 000 de soldats Cinghalais avec leurs familles se sont installés dans le Nord. L’objectif étant de changé la structure de la population en faveur de la majorité Cinghalaise et d’amener les Tamouls sous contrôle permanent.
Aujourd’hui – 27 ans après la tragédie du Juillet Noir de 1983 et un an après le Génocide de 2009 – seuls les membres de la Diaspora Tamoule peuvent exprimer leurs douleurs. Au Sri-Lanka, même verser une larme au mauvais endroit et au mauvais moment peut nous entrainer à partager le destin des 12 000 prisonniers politiques Tamouls qui sont capturés dans des camps militaires secrets. Pendant que les Tamouls du monde entier sont unis dans le deuil, ce n’est pas seulement au Sri Lanka que les personnes, élevant leur voix pour la justice et la liberté, sont emprisonnées et punies. Avec la prise de poste du Général Major Sri-lankais Jagath Dias comme Ambassadeur Député à Berlin, la terreur et l’intimidation sont apparues en Allemagne aussi. Son objectif officiel est d’éradiquer toute opposition contre le régime Sri-lankais et cela même en Allemagne. De son initiative, plusieurs Tamouls ont été arrêtés pour des raisons peu convaincantes. Alors que dans le monde, les voix se font encore plus fortes pour amener les personnes du régime Sri-lankais responsable des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à se rendre, la police Allemande est utilisée comme « homme de main » à un meurtrier de masse qui essaie d’intimider et d’éliminer ses accusateurs potentiels un par un.
Nous considérons qu’il est de notre devoir de soutenir la communauté des exilés Tamouls qui ont été oppressé et victimisé, mais aussi de défendre les Tamouls arrêtés, afin de mettre un terme aux attaques du régime ici en Allemagne et encore par cela démontrer que les Tamouls peuvent dénoncer sans crainte les meurtriers de leurs frères et sœurs.













